Mon village sans nom

12 04 2008

                                                          Mon village

 

 

Bienvenue dans mon univers d'enfant. Au fil des années, j'ai reconstruit, petit à petit, un monde dans lequel j'ai vécu, et dans lequel j'ai envie de voir mes enfants et petits-enfants grandir.

 

Voici le plan de mon monde, que je souhaite recréer virtuellement par le biais d'un site internet.

 

Imaginez mon monde, comme un petit village.

 

En entrant dans mon village, vous y trouverez d'abord une petite maisonnette. La mienne.

 

En vous approchant, vous pouvez voir une petite pancarte. Si vous vous rapprochez encore, vous pourrez lire "Maison des enfants, bienvenue aux grands"

 

Un peu plus loin, vous voyez une école. Son nom ? "Je pens, donc je suis..."

 

Quelques pas vous amènent vers une bibliothèque. Elle est spéciale, cette bibliothèque, ici les livres sont écrits par les citoyens de mon monde. C'est pourquoi, elle se nomme "Dans mon livre à moi".

 

Situé juste en face, une église attire votre attention. Tout autour de l'église, vous apercevez les symboles de différentes religion, aucune d'entre elle ne semble primer sur les autres. En vous approchant, vous pouvez lire un slogan sur la porte "L'important, c'est de s'aimer sans compris". Même en cherchant, vous ne trouvez pas le nom de l'église.

 

Un batiment attire votre attention, aucune inscription n'est visible. Un passant, vous informe qu'il s'agit d'un théâtre. Il vous apprend aussi, qu'un humoriste y est présenté chaque jour. C'est pour quoi, le théâtre pour le nom de "Parce qu'on aime rire".

 

Comme dans tout village, mon village possède, lui aussi, un hotel de ville et un hopital. Pour ne pas dénaturer leur utilité, ils ne portent pas de nom, mais un message qui est adressé à chacun d'entre vous. L'hotel de ville vous dit : "Que pensez vous de...", tandis que l'hopital vous crie " Si vous avez besoin d'aide, venez nous voir".

 

Et finalement, comme je veux que chacun d'entre vous se sentent concerné par l'activité du village, deux salles communautaires sont mise à votre disposition. Une, utilisé pour informer les citoyens de l'activité du jour. Et l'autre, pour discuter des préoccupations quotidiennes de la population.

 

Mon village n'a pas de nom, simplement parce que je ne lui en est pas encore trouvé. Si ça vous dit, après avoir pris connaissances du plan, je vous invite à me dire ce que ça vous inspire. Les suggestions seront minutieusement considérées lol

 

3 lignes directrices guides la totalité du village.

 

1- Amener les gens à aiguiser leur esprit critique, par l'auto-questionnement.

 

2- Amener les gens à défendre leur point de vue, tout en respectant ceux qui ne sont pas d'accord avec eux.

 

3- Amener les gens à s'entraider.

 

Lignes bien simple qui, à elles seules, renferment les caractéristiques d'un monde idéal. Quel enfant, d'entre vous, n'a pas rêvé à ce monde ? 

 

N'y a t-il pas un enfant, qui a dit qu'un adulte c'est un enfant qui a grandi ?




Madelinienne que je suis....

31 03 2008

La tragédie des Iles, est maintenant provincialement, si ce n'est pas mondialement, connu.

Ceux qui ont lu les derniers mots que j'ai laissé ici, savent que mon papa s'est envolé il y a 2 mois. Samedi, 2 mois et 1 jour plus tard, la Madelinienne que je suis voit encore la mort frapper.

Cette mort frappe ma famille, encore. Le disparu, est le fils d'une cousine à ma mère, un des morts est le fils d'un cousin et 1 des 2 survivants est le fils de ma marraine.

J'ai revu une partie de cette famille à l'enterrement de mon père, qui aurait pu dire que ce serait leur tour de passer par là si vite. Je savais que papa était le premier d'une longue liste, mais cette liste n'avait pas de nom.

Ceux, qui ont lu les derniers textes que j'ai publiés ici, savent que ma vision de la mort n'a rien d'ordinaire. Si cette tragédie me touche, c'est qu'elle se passe dans ma famille encore et que les circonstances augmentent la rage et la douleur qu'entraine la perte d'un être cher. De plus, du sang typiquement madelinot coule dans mes veines. D'ici, à des milliers de kilomètres, je peux sentir la grogne populaire qui a envahit les madelinots.

Vous savez, les madelinots c'est comme une grande famille. Avec les chicanes et l'hypocrisie inclus, mais au moment ou un drame se produit, cette famille est solidaire. Peu importe ou se trouve un madelinot, il ressent au plus profond de lui même ce que ses compatriotes peuvent ressentir. Les villageois des régions, me comprennent j'en suis sur.

Je me joint donc à eux, pour réclamer le retour des recherches de Carl. Les chances de le retrouver vivant son à peu près nul, je le sais et eux aussi le savent, mais sa famille mérite de dire un aurevoir, digne de ce nom, à leur fils. Quant à l'enquête, je comprend leur désir de trouver un coupable. Par contre, peu importe les résultats, l'erreur sera toujours humaine, que ce soit l'humain derrière les commandes ou celui derrière la construction de la machine. Alors, pour moi, retrouver Carl semble primordial bien avant l'enquête.

Quand la mer, notre mer, reprend un de ses enfants, elle reprend son dût. Mais la mer, n'est pas égoiste, elle rend généralement le corps aux familles. Carl n'est pas loin, les plongeurs peuvent le retrouver si on leur laisse le temps. Donnez leur ce temps.




Peur de la mort, pourquoi ?

11 02 2008

Depuis la mort de mon père, je m'interroge.

Pourquoi avons nous si peur de la mort ? Pourquoi cette chose, qui, faut bien l'admettre, est totalement normal et inévitable, nous effraie tant ? Cette crainte n'est-elle pas à l'origine de toutes ces recherches médicales dans les dernières décennies ?

Paradoxalement, plus la peur de mourir augmente, plus nous cessons de vivre. Pire, cette peur de mourir, autrefois individuelle, est maintenant une schizophrénie collective. Tout ce qui peut être potentiellement dangereux est désormais banni ou fortement déconseillé.

Des exemples ? Il y en a plein. La cigarette, la drogue, même les igloos et les piscines font peur depuis que des enfants y sont morts. Si ça continue, dormir ou manger vont être proscrit puisque des gens sont morts pendant ces activités.

À quoi ça sert de vivre si c'est pour attendre de faire face à notre plus grande peur ? Sommes nous naif au point de croire qu'en cessant de vivre nous allons éviter la mort ?

Si c'est le cas, alors cessons dès maintenant de parler de la naiveté des enfants, car eux ils n'ont pas peur de la mort. Et ils comprennent facilement qu'elle fait partie de l'ordre naturel des choses, si un adulte près d'eux est en mesure de leur expliquer sans dramatiser l'évènement.




Face à face avec la plus grande peur de l'Homme

10 02 2008

Le 22 octobre dernier j'ai publié deux textes, l'un démontrant la présence de la mort au cours de mon existence et l'autre décrivant la théorie que j'ai construite pour me permettre de répondre au million de questions que je me suis posées.

Le 28 janvier 2008, la mort est venue ébranler mes convictions une fois de plus. À 52 ans, mon papa s'est subitement arrêté de vivre. Lui qui n'avait jamais été malade de sa vie, s'est éteint sans crier gare.

Cette fois, j'étais prête à faire face à la situation. Si la peine est grande, une partie de moi n'est pas morte. Au contraire, c'est un souffle de vie que j'ai reçu.

Aujourd'hui, plus que jamais, j'ai la certitude que le corps et l'âme sont deux choses distinctes, l'un mortel et l'autre non. Que j'ais raison ou non importe peu, cette vision des choses m'a permise de retrouver le sourire rapidement et d'aider les miens à dédramatiser la situation. Juste cela suffit à m'accrocher à cette vision et à avoir envie de la partager avec les autres.




Une journée avec mes lunettes

23 10 2007

D'entrée de jeu, sachez que mes écrits sont spontannés, je fais une seule lecture (les francophiles dans la salle l'auront remarqué au premier coup d'oeil, j'en suis sur LOL ).

Commencons donc...

Des prises de conscience, aussi profonde que celle que j'ai pris hier, et que j'ai publié aujourd'hui, est toujours suivi d'une journée "magique". Vous savez le genre de journée, où avez le sentiment d'être frapper par un signe du destin ? Alors voici le récit d'une journée magique derrière mes lunettes.

J'étudie en Santé Assistance Soins infirmiers ( infirmière auxiliaire pour ceux de plus 4-5 ans LOL ). Aujourd'hui, on a fermé la page sur un chapitre. Le chapitre le plus lourd, à mon avis (SASI 10, vous pourrez confirmé lolll ), pour la simple et bonne raison que c'est le ciment de la fondation de la maison qu'est la famille et l'école qu'est l'humanité.

*A va tu le dire c'est quoi ce foutu chapitre là !? *

Ahaha ! Pendant 60 heures, nous avons étudié LA communication.

*Juste ça ? Je sais communiqué depuis ma naissance, pas besoin d'avoir de cours pour ça.*

C'est vrai que l'hystérie peut être vu comme une forme de communication là.... mais c'est surement pas la meilleure, même si "démocratiquement" majoritairement répandu...

Je lève mon chapeau à Maryse, d'être rendu au stade où elle sait que la communication se vit, elle ne s'apprend pas dans un livre. C'est surement grâce aux intervenants en santé, comme elle, que la vision humaine des cours théoriques de soins ont grandement évolué ces dernières années.

*Note à moi-même : Faire des comparaisons entre mes livres de soins infirmiers il y a 10 ans et ceux d'aujourd'hui.

J'ose espérer que si cette révolution dans le domaine de la santé arrive à son terme, c'est qu'un changement majeur c'est amorcé dans les racines profondes de notre société il y a longtemps, 30 ans peut-être... Ou est-ce peut-être la suite logique de quelque chose de commencer au moment de la naissance de l'humanité, qui ne peut que se terminer par la mort de cette dernière. La fin du monde a été annoncé à plusieurs reprises, je le sais. Mais si c'était la fin d'un monde dominer par la peur ? Si l'humanité avait le pouvoir de choisir quel genre de fin elle souhaite ?

La clé de la porte, qui ouvrira notre réalité sur ce rêve, est à l'étude depuis des décennies. La science n'arrivera probablement jamais à prouver ce fait, mais la communauté scientifique admet de plus en plus ouvertement ce fait. Encore faut-il que cette communication soit adéquate à la base, et qu'elle évolue dans l'ultime but d'établir et maintenir l'harmonie.

Si la science ne peut pas le prouver, la vie m'apporte elle même les preuves.

Si ce que je viens d'écrire, est la synthèse de mon module sur la communication, ce soir c'est la synthèse de la mise en pratique qui m'a été présenté.

Voici ma soirée de cours....

Ramdam : Trop drôle, c'est trop

J'adore Ramdam, les réflexions sont souvent profondes mais présenté dans un cadre léger. Aujourd'hui, c'est l'humour, un moyen de communication très répandu chez nous, qui était le fil conducteur de l'émission avec pour véhicule; la ridiculisation d'un banal bouton. Où l'humour devient de la méchanceté ?

Étienne le farceur et Constance la sage, sont à la tête d'une nouvelle émission à la radio étudiante. Le sujet du jour : l'acnée. C'est Sélina la victime de cette poussée honteuse d'acnée. Étienne pointe immédiatement Sélina. Constance n'approuve pas de prime abord, et le dit à Étienne. Mais l'argument de ce dernier est de taille, pourquoi devrait-on éviter de parler de quelque chose que tout le monde voit ? Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose non ?

Sélina est de cette avis aussi. Le problème se pose quand, ce qui n'était qu'une petite pique tourne à l'obsession. À chaque occasion, Étienne s'acharne. La blague fait boule de neige et se termine, lorsqu'un petit farceur éclabousse Sélina avec une geler pour similer le pus contenu dans le bouton.

Morale : la ligne entre le drole et le méchant est franchi lorsque la blague devient redondante au point d'être elle-même ridicule. Le proverbe le dit... UNE risée, pas 50 avec le même contenu.

 

Virginie

Je ne m'en cache pas, je l'écoute. Pire, j'adore. Depuis 2 ans, Fabienne Larouche réussi un tour de passe-passe en intégrant le reflet de notre actualité dans son école. Aujourd'hui, ce qui m'a particulièrement frappé c'est l'évolution de son personnage musulman. Au travers lui, Fabienne explore un terrain où l'harmonie entre musulman et Québecois serait possible à la satisfaction des 2 paties. Pour ce faire, deux répliques de son personnage musulman font particulièrement réfléchir et ouvre une porte au dialogue constructif.

La première, est en rapport avec une croyance populaire en rapport avec le voile.

"Les Québécois croient que les musulmans cache le visage, mais en réalité on met les yeux en évidence"

Avouez que c'est cute, et si c'est fidèle à la réalité, le voile n'a plus la même signification. Je me souviens pu qui, a dit : "Les yeux sont le reflet de l'âme". Vous est-il déjà arrivé de savoir ce que pense quelqu'un uniquement en le regardant dans les yeux ? Moi oui. Les yeux sont expressifs, et franchement, j'aime bien l'idée qu'en cachant le reste du visage il devient plus facile d'interpréter ce que les yeux nous disent. Pas vous ?

La deuxième réplique, concerne nos fameux blasphèmes.

"Y a juste les Québécois qui utilisent le meublier de l'église pour insulter. Moi, je ne me sentirais pas insulté par le meublier de la Mosquée."

Je suis totalement d'accord avec lui, l'importance accorder à ses mots est vraiment exagérée. Je me sens crissement ridicule de reprendre mes enfants pour un mot qui n'a aucune signification à mes yeux, si ce n'est qu'il représente un objet sacré pour la religion catholique. Pire encore, comment puis-je me sentir crédible de les engueuler quand j'utilise moi-même couramment ce vocabulaire.

Pourtant, le malaise est encore bien présent dans notre société. Étudiant dans le domaine de la santé, la règle est stricte, les blasphèmes sont à proscrire. "Ça ne fait pas professionnel". Comment des mots, fesant référence à un monde qui nous préoccupe de moins en moins, peuvent nous déranger à ce point ? La question se pose.

 

 

L'auberge du chien noir : Do Ré Mi Fa Solitude

Un sujet difficile à l'auberge aujourd'hui; la moralité.

Pour mettre en contexte ceux qui ne l'aurait pas vu, Sandra et Philippe veulent avoir un enfant depuis quelque temps mais Philippe est stérile. Ayant peur de ne pas aimer un enfant, qui ne possède pas sa génétique, Philippe demande à son neveu Laurent d'être le donneur de sperme. Marc, le père de Laurent et frère de Philippe, est totalement contre. Son argument ? L'immoralité d'un tel geste.

Pour avoir moi-même proposé à ma soeur d'être la mère porteuse de son enfant, au moment où elle en craignait être incapable d'en avoir, je cherche encore l'immoralité là dedans. Qu'est ce qui est moral et qu'est-ce qui ne l'est pas ? C'est quoi la morale au fait ?

Dans mon monde, je n'ai pas réussi à la définir. Mais y a une chose dont je suis certaine, la morale est quelque chose de personnelle et l'important c'est d'être en accord avec elle dans nos faits et gestes. Il y a immoralité quand on est mal à l'aise avec une de nos actions.

 

 

Les Boys

Une réplique de la psychologue sportive a accroché mon attention.

"Au hockey, l'entraineur qui sait maintenir ses joueurs en état de déséquilibre, obtient de meilleur résultat."

L'état de déséquilibre donne de meilleur résultat... surprenant non ? Ce n'est pourtant pas si bête que ça. La vie n'est pas comme une balance, on ne peut maintenir la stabilité volontairement, j'irais même jusqu'à dire qu'elle fait exprès de nous déstabiliser. Donc, c'est logique de croire qu'un état constant de déséquilibre rend la déstabilisation plus difficile, non ?

Le même principe s'applique en communication. Quelqu'un constamment déséquilibrer dans ses croyances, est beaucoup moins déstabiliser face aux croyances des autres, donc plus ouvert d'esprit et plus apte à communiquer.

 

 

Charmed : Le prix de la vérité

Plusieurs d'entre vous, auront surement deviné que le monde magique me fascine. J'adore Charmed, l'univers magique de cette émission ouvre souvent la porte à la réflexion.

J'ai aimé particulièrement l'épisode d'aujourd'hui. Pour son sujet, mais aussi pour le contexte qui a servi à véhiculé le sujet.

Une nouvelle puissance vient de faire son entrée dans l'univers des soeurs Halliwell. Léo, l'ange protecteur des soeurs et le mari de l'une d'entre elle, s'est converti à cette nouvelle force que les soeurs considèrent comme étant mal. On cours de l'épisode, on découvre qu'en fait la nouvelle puissance n'est ni bien ni mal, elle est la somme des 2. Chacun de ses membres partage collectivement leur puissance, si un membre perd les pédales c'est l'énergie de la collectivité qui est dépensé. Leur but : protéger les innocents et enrayer le monde de la guerre entre le bien et mal.

Qui n'adhèrerait pas à une telle puissance ? C'est surement ce que c'est dit Léo. Le problème c'est qu'il ne peut en parler à Piper, sa femme, et cette dernière sait qu'il lui cache quelque chose. Une des règles, de sa nouvelle famille, est l'interdiction de convaincre qui que ce soit de se joindre à elle. L'adhésion doit se faire sur une base volontaire, sans aucune méfiance envers le groupe. Léo est convaincu qu'en disant la vérité, Piper se ralliera à lui. Ce qui n'est pas faux. Mais Léo n'avait pas réaliser qu'en le disant à Piper, elle préviendrait ses soeurs qui elles, préviendraient à leur tour un homme qui souhaite la mort de cette nouvelle puissance. Résultat, Léo meurt et avec lui, meurt la nouvelle puissance.

La vérité est-elle toujours bonne à dire ?

À mes yeux, oui. Mais il y a une condition; être prêt à assumer les conséquences inévitables qu'entrainera la vérité. Et surtout, la vérité ne peut pas être balancée n'importe comment et à n'importe quel moment. Meilleur est le contexte, moins grande sera l'impact de la vérité.

Comme vous pouvez voir, ma soirée télé est resté dans le monde de la communication. Mais cette fois, ça allait bien au delà de la théorie. La télé met peut-être en scène des personnages fictifs, mais rien ne nous empêche d'apprendre de leurs expériences. Ne dit-on pas que la réalité dépasse parfois la fiction ? ;)

 

N.B Vous aurez compris que ce texte a été écrit hier, lundi 22 octobre, mais bon autant d'émission ne pouvait pas être analysé en 1 heure alors je viens de le finalisé.




Mes lunettes devant la vie et la mort

22 10 2007

Je viens tomber sur un billet de mon petit paradoxe sur deux pattes préféré, SP4M de son nom. Un billet intitulé "Sans queue ni tête" que je vous recommande si vous apprécier particulièrement les réflexions profondes.

Le fil conducteur de ce billet, est les relations amoureuses. Ou plutot la complexité des relations amoureuses de nos jours. J'ai le gout pousser sa réflexion encore plus loin.

Depuis quelques jours, j'avais envie de vous faire part d'une prise de conscience que j'ai eu. Mais j'ignorais comment aborder le sujet, parce qu'il est lourd et encore tabou de nos jours, quoi que, paradoxalement, c'est un sujet surexploité dans nos médias, par nos gouvernements, et dans notre société en général.

Vous vous demandez où je veux en venir hein ? LOL

Et bien c'est simple, puisque l'amour est souvent considérer comme un début, ma réflexion à moi s'attarde plus particulièrement à la fin... c'est à dire la mort.

*Atmosphère soudainement plus lourde*

Pour une raison, que je n'arrive pas à m'expliquer, c'est un sujet dont il ne faut pas trop parler, si ce n'est que pour faire savoir que la mort nous a touché de près et que nous souffrons de cette disparition. Pourtant, mourir est aussi naturel que venir au monde non ? Pourquoi pouvons nous parler de naissance mais pas de décès ?

J'entend certains d'entre vous, se demander comment une réflexion sur l'amour peut aboutir à une réflexion sur la mort. Si vous êtes suffisament curieux pour chausser mes lunettes un moment, je vous invite dans ma tête.

D'abord, pour vous aider à interprèter les choses à ma façon, sachez que j'ai cotoyé la mort toute ma vie. Du moins, toute ma vie consciente. Et ma mère est celle qui a été mon guide dans cette aventure, un mentor qui savait évolué avec son élève.

À 4 ans, mon chien s'est fait frapper alors que je tenais sa laisse. Je me souviens d'être tomber assise dans la rue, on m'a raconté que j'ai refusé pendant un moment de lacher la laisse. C'était là, ma première rencontre avec celle qui allait me faire vivre ma plus intense relation amour-haine.

J'ai flurté avec elle à 8 ans; arrêt-cardio-respiratoire en salle d'opération. Je venais d'avoir ma première expérience de vie après la vie, du moins ma première expérience de la fracture entre le corps physique et l'esprit.

Mon enfance s'est terminé par la mort de mon meilleur ami, il a perdu son combat contre la leucémie à 9 ans. Le décès de mon grand-père maternel, LE patriarche familial, quelques mois plus tard, marquait une nouvelle rencontre avec mon amie.

Paradoxalement, mon adolescence s'est amorcé avec l'amour. Ça explique probablement pourquoi la mort et l'amour sont intimement lié pour moi. Du moins, c'était là les débuts de cette relation, dont j'ai conscience à l'heure actuel.

Mon entrée dans l'univers des adultes est à l'image de ma jeune vie, à un stade plus intense, bien évidemment. Destin, malchance, suite logique de mon histoire, appellez ça comme vous voulez, pour moi c'est une suite logique à laquelle j'avais été préparé toute mon enfance.

*Pour moi, l'enfance nous prépare à vivre l'évènement majeur qui nous oubligera à faire notre entrée dans la cours des grands.*

À 19 ans, j'ai donné la vie (un petit ordinateur sur 2 pattes, grâce à qui j'ai pu analyser les données que la vie à rajouté à l'ordinateur que je suis), j'ai connu l'amour au moment où mon corps créait la vie. À 21 ans, la mort m'a envoyé la main en accablant ma mère d'une leucémie, elle m'a parlé deux mois plus tard en venant me voler mon amour.

Séchez vos larmes ! Étant naivement positive à l'extrême, cette séquence ne s'est pas terminé sur cette note.

L'amour, que j'ai toujours éprouvé pour la vie, n'a pas été en vain. Si la mort m'a volé mon amour, la vie a gagné la bataille... ayant toujours un coup d'avance sur la mort, elle s'est arrangé pour qu'un lien, indirect certes mais physique, sur lequel la mort n'a aucun pouvoir, se tisse. 9 mois après l'accident, qui a transformé ma vie, j'ai donné la vie à nouveau, une petite fille cette fois, habité par un désir de vivre hors du commun. Une boule d'amour pure, équilibré par une violence hors norme. La somme des extrêmes dans laquelle elle a évolué dès la première minute de sa conception.

J'ai 27 ans aujourd'hui, cette petite bonne femme à 5 ans, mon petit ordinateur à 8 ans. Non, ma vie et celle de mes enfants n'a pas été facile et elle n'est pas toujours simple, je ne peux le nier ce serait malhonnête.

Nous avons vécu, nous inclus mes enfants bien sur, mais ça inclus aussi mes parents, mon frère et ma soeur, et tous ceux qui nous ont cotoyé de près ou de loin durant ces années, 5 ans d'enfer où une seule personne, de mon entourage immédiat, n'a pas basculé dans le noir avec les autres... ma fille.

Entre 0 et 3 ans, malgré un comportement violent et insécure, conséquence immédiate de vivre 24 sur 24 dans une maison où tout est noir, elle s'est développé à un rythme accéléré, elle n'a jamais été malade, elle avait toujours le sourire, elle aimait tout le monde et n'avait peur de rien. Insécure et peur de rien dans la même phrase, est-ce assez paradoxale à votre gout ? lolll Sa jeune enfance, elle l'a passé à tenir le fort. À briller suffisament, pour que nous les adultes, puissions avoir suffisament d'énergie pour tirer une leçon de cette étape de nos vies.

Jamais, je serai capable de voir la moitié d'un humain dans les yeux d'un enfant. Pour moi, un enfant c'est justement l'étape de la vie où l'humain est complet et équilibré. 

Ma fille m'a permis d'apprivoiser la vie, son père m'a permis d'apprivoiser la mort et son frère est celui qui m'a permis de réconcilier les 2.

Grâce aux outils que maman m'a donné lorsque j'étais enfant, j'en suis venu à la conclusion que chaque personne, croisant ma route, agit à titre de guide. Que je lea perde de vue, à cause des circonstances ou sous la faux de la faucheuse, le lien qui m'unit à eux va bien au delà du lien physique.

Si vous avez lu la totalité de mon récit, premièrement bravo ! LOL Deuxièment, consciemment ou non, vous avez franchi la première étape qui déclenchera inévitablement une réflexion, un dialogue avec vous mêmes.

Vous ne pouvez plus faire marche arrière, la seule chose que vous avez la possibilité de faire c'est de bloquer l'engrenage.

Une zone de confort existe pour ceux, qui pour une raison X, ne supporte pas les remises en question des choses auquel il croit. À court terme, on appelle se phénomème le lacher prise. À long terme, c'est ce qu'on appelle le statu-quo, et que moi je vois comme une tentative ratée de controler le temps, mettre la vie en veilleuse en attendant la mort. Je lève mon chapeau à ceux qui sont heureux dans cette situation et dites vous qu'il en faut des gens comme vous. Pour moi, la raison d'être de l'homme, sa *supériorité* dans le règne animal, c'est sa capacité à revivre des émotions stockées dans sa mémoire. Le statu-quo implique de ne pas surutilisé cette capacité, de la refouler tant et aussi longtemps que c'est possible, ma vie est trop mouvementé , le statu-quo reste un concept totalement inapplicable dans mon cas.

Ceci étant dit, chacun se questionne dans les limites de ses capacités, et l'évolution psychique n'est pas un concours de vitesse. Ici, il n'y a pas de loi du plus fort. Courir plus vite ne veut pas dire aller le plus loin. Bienvenue dans l'univers du lièvre et de la tortue... "Rien ne sert de courir, il suffit de partir à temps" - De Lafontaine

Pour les plus curieux, ou les plus intellos ou tout simplement pour ceux qui veux comprendre la logique derrière les évènements, le texte suivant est plus théorique, ma vision des choses avec mes mots, mes images. Ceux qui auront le courage de le lire, me faire signe que vous l'avez lu serait grandement aprécié ;) Commentaires, votre vision, ou même un message vide lol je ne suis pas difficile et très accomodante.




La vie, la mort... ma théorie

22 10 2007

En associant la vie, à la matrice de l'âme humaine (notre fameuse intelligence pour les sceptiques, scientifiques, pseudo-expert de ce monde et notre quotient émotionnel pour ceux qui, comme moi, sont fascinés par la psychologie humaine ) et en associant la mort, à la matrice matériel (tout ce qui est physiquement observable) j'ai fini par graduellement être capable de faire une distinction entre les 2 (à l'heure où j'écris j'ai encore du chemin à faire afin de maitriser totalement le concept loll ).

Je me suis aussi rendu compte que, pris séparément, la vie et la mort sont foncièrement positif. Peu de gens vont me contredire sur ma conception de la vie, à l'inverse peu de gens vont approuver ma vision de la mort.

C'est facilement démontrable pourtant. Ceux qui accorde plus d'importance à l'aspect physique, sont souvent ceux qui vont rechercher le bonheur dans ce qui est *rationnellement* vérifiable, concret, visible quoi. Pour ceux, qui sont davantage fascinés par le coté *magique*, invisible à l'oeil nu, *irrationnel* mais que même la science est incapable de nier, vont généralement être attiré par la mort. Même si plusieurs, par éducation, vont la craindre, une partie d'eux est intrigué.

Comme dirait une de mes profs : "DOUTEZ"

Même si je prétend que c'est facilement démontrable, c'est à vous à mettre cette théorie à l'épreuve. Y a un seul modus operandi pour que vos conclusions soient valables face à l'objectivité, vous devez apprendre à faire la distinction entre ce que les gens disent et ce qu'ils pensent réellement. L'empathie est une capacité à aiguiser pour mener à bien cette petite enquête.

Comme, la vie et la mort, sont universel à tous les humains, il y a inévitablement des partisans des 2 cotés. Comme pour n'importe quel sujet universel à une société, à une famille, à une génération ou à l'espèce dans sa globalité, il y a autant d'interprétation du sujet en question qu'il y a de personnes touchées, directement ou non, par le sujet. C'est là que les choses se compliquent.

Comment parvenir à isoler la source des souffrances humaines ? Les extrêmes, par définition, sont la somme des nuances de leur partie terrain dans laquelle ils évoluent. Sur une échelle de couleur, on pourrait dire que le noir est l'extrêmité du néant, de l'absence. Son vis à vis, l'autre extrême, le blanc, qui lui est le pur, le réconfortant.Au milieu, on retrouve le gris, le petit extrêmiste de la neutralité. Y prend ce qui fait son affaire des 2 bords, et il se crée sa propre identité.

Remplaçons les couleurs par la vie et la mort, la même équation s'applique et comme les couleurs, les extrêmes attirent l'attention. Le noir n'est-il pas associé à la mort ? La vie n'est-elle pas parfois symbolisé par le blanc ? La colombe blanche n'est-elle pas un symbole puissant de la vie ? Pourtant il est facile de dissocier complètement le noir et une colombe, avez vous déjà pensez offrir une colombe à une personne qui vous évoque la mort ? Pourquoi alors, notre vie est-elle consciemment ou non, régit en fonction d'une mort prochaine ? Pourquoi, face à la mort la vie s'arrête ?

Ces questions, je me les suis posé des millions de fois, jamais je n'ai trouvé de réponse. Personne n'a pu me donner une réponse satisfaisante pour ma logique.

Ma conclusion... il n'y a pas de réponse. Bien qu'intimement liés, ces 2 sphères sont distinctintes et complémentaires. Elles s'opposent dans leurs extrêmes, mais comme le noir et le blanc, un mariage est aussi possible et harmonieux. Malheureusement, bien que concrèts à cause de leur évidence, la vie et la mort demeurent totalement abstraits pour la compréhension de l'homme.

L'universalité prend fin ici. De quelle façon, ont percoit les 2 sphères, appartient à chacun de nous, et ça n'a franchement pas d'importance si la vision des 2 est assumé par l'individu, le corps c'est une chose, l'esprit en est un autre. La mort physique entraine t-elle la mort psychique ? C'est un autre débat. Croire ou non à la vie après la mort, ça le dit c'est une CROYANCE. Je doute qu'on puisse un jour le prouver hors de tout doute raisonnable. Même si on y parvenait, faudrait ensuite arriver à définir universellement cette vie. Le combat de la prochaine génération d'homme peut-être, qui sait.

Pour ceux qui se demandent à quoi je crois. Je vous dirais que, à mes yeux la mort n'est pas une fin. Une vie après la mort oui, mais ma vision de cette vie n'est plus celle que j'avais il n'y a pas si longtemps. Pour moi, l'âme est la somme de la mémoire individuel, collective, ancestral, génétique, etc... Il y a peu de temps que j'ai adhéré à cette théorie. Je ne peux l'expliquer, puisque les recherches sur la mémoire sont encore embryonnaire bien que datant de plus de 30 ans. La psychotronique, ma nouvelle religion LOL est principalement basé sur le principe de la mémoire. Le cerveau humain, fonctionnant en moyenne a environ 30% de sa capacité lorsqu'hyper stimulé, on peut croire que le 70% qui reste sert majoritairement comme tiroir pour stocker l'information. De plus, les recherches tendent à démontrer que le cerveau enregistre toutes les informations qu'il reçoit, donc même si vous n'avez consciemment aucun souvenir d'un événement, votre cerveau lui s'en souvient.

Vous voyez ma conception de la vie après la vie, est plus scientifique que l'image véhiculé normalement. Je suis encore à la croisée des chemins entre ma croyance de la vie après la mort et mon sens critique. L'être paradoxale, que je suis, dans toute sa splendeur. J'ai besoin de croire pour avoir envie de vivre, mais mon sens critique à besoin de prouver ce en quoi il croit. C'est ce qui donne un sens à tout ce que j'ai vécu, c'est ce qui m'a permis de me relever. La vie n'est rose pour personne, non ? Si la mort est la fin, à quoi bon vivre dans la souffrance ? Pourquoi ce battre, si un jour ou l'autre tout va s'arrêter ? Je n'ai jamais pu me résigner à cette vision. Si tout les êtres vivants sont intereliés, et que chacun à une place indispensable au bon fonctionnement de tout ce grand système qu'est la vie sur terre, c'est illogique pour moi de croire que l'humain n'est là que pour souffrir. Si nous avons hérité de la conscience, y a surement une raison.

C'est cette raison que je cherche. Je doute la trouver un jour, ça m'importe peu. Ce qui m'importe, c'est que c'est au travers cette recherche que j'apprend à me connaitre. C'est au travers cette recherche que j'apprend à être bien avec moi-même et avec les autres. N'est-ce pas ce que nous recherchons tous au plus profond de nous ?




La fierté d'une mère

21 06 2007

Presque 22h, le spectacle de fin d'année de mon fils est presque terminé. Après 3h, je dois avouer que je ne suis pas déçu. J'adore la musique, mais le son dans une église n'est pas ce qu'il y a de mieux pour un spectacle de flûte à bec d'enfants de 5 à 12 ans.

Stéphane (leur professeur de musique) nous prévient qu'il paye la traite aux parents pour la finale, "sortez vos kleenex" dit-il. La 60e d'enfants, qui fréquentent l'école primaire Pierre-de-St-Ours, sont sagement réuni sur l'autel, une belle image que je n'oublierai pas de sitôt. Enfin, les premières notes se font entendre, je reconnais rapidement "Une chance qu'on s'a" de Jean-Pierre Ferland. 60 enfants, qui chantent leur amour pour leurs parents, vous ne pouvez vous imaginer à quel point c'est émouvant.

Le premier couplet à peine entamé, les enfants quittent l'autel et s'avancent vers nous. Les larmes roulent sur mes joues en regardant mon fils s'avancer vers moi, le prof n'a pas menti les kleenex seront nécessaire. Mon petit bonhomme, qui n'a de mémoire que pour les chiffres, connait les paroles par coeur et me les chante avec tout l'amour dont il est capable. Plus rien n'existe autour de nous, mon trop plein d'émotion déborde sans que je puisse m'arrêter.

Juste d'y penser, j'en pleure encore. Plus jamais je n'écouterai cette chanson comme avant, une partie de moi se souviendra toujours que mon fils de 7 ans l'a apprise pour moi.

Bravo aux enfants de St-Ours, pour ce moment magique qu'ils nous ont fait vivre, et merci à Stéphane Vachon pour avoir orchestré le tout.